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Pôle Images-Sons et Recherches en Sciences Humaines
IDEMEC, Institut d'Ethnologie Méditerranéenne et Comparative
TELEMME, Temps Espaces Langages Europe Méridionale Méditerranée
IEA, Institut d'Etudes Africaines
CCJ, Centre Camille Julian
Mardi 4 mai de 9h à 13h
Conférence et projection de films
Besançon : 1/10 décembre 1967… Au cours d’une Semaine de la pensée marxiste intitulée « Cinéma et Evènement » et à laquelle participent J.Luc Godard et Kris Marker, naît l’idée d’un groupe réunissant des « cinéastes ouvriers » qui fonctionnerait avec l’aide de professionnels prêts à les former. C’est la naissance du Groupe Medvedkine, sorte d’IDHEC bisontin, qui se structure dans le cadre du Centre Culturel Populaire Palente-Orchamps( CCPPO) un quartier populaire et ouvrier de Besançon … Après la projection --27 avril 1967-- du film de Kris Marker A bientôt j’espère consacré à la grève qui a affecté en décembre 1967 l’usine Rhodiacéta de Besançon, --film fortement contesté par les ouvriers eux-mêmes--, le groupe décide de produire ses propres films. Ce sera fait avec Classe de lutte projeté pour la première fois le 13 juin 1969 et qui baigne dans les évènements de mai 1968… Le succès –le film obtient un prix au festival de Leipzig—pousse à continuer, et à la création d’un autre Groupe Medvedkine à Sochaux… C’est l’affirmation d’un cinéma ouvrier qui produira entre autres Rhodia 4X8, Nouvelle Société, Sochaux 11 juin 1968, Week-End à Sochaux, Septembre Chilien, Avec le sang des autres, une série de films qui, selon leurs auteurs, propose « une culture qui donne à tous accès à la connaissance du monde de manière à vivre mieux et à influencer sur une société qui avance »…
Présentations et débats
Maryline Crivello, Jean-Domenichino (TELEMME)
avec Roger Journot (Professeur de lycée à Besançon, président du CCPPO, maître d'œuvre de la restauration et de la redécouverte des films Medvekine).
Jeudi 6 mai de 14h à 17h
Projection du film de Thomas Osmond (Allocataire IEA)
Séminaire de l'IEA – séance animée par Claire Bosc-Tiesse
Discussion avec Ahmed Hassan Omer et Thomas Osmond
Lundi 10 mai
De 10h à 12h : projection du film Les chevaux d’Alep
Présentation et débats : Jacques Hivernel (IDEMEC)
De 14h à 18h : la photographie africaine
Approche anthropologiques et historiques
Séminaire de l'IEA – séance animée par Colette Dubois
Introduite sur le continent africain peu de temps après son invention en Europe, la technique photographique a été rapidement appropriée par les Africains avec pour résultat de bouleverser les systèmes de représentation visuelle en vigueur à l'époque pré-coloniale et de faire le lit, dans l'imaginaire collectif, des médias visuels (cinéma, télévision, vidéo, Internet) qui ont suivi. Or, en dépit de son caractère massif et ancien, l'existence de ce phénomène a été ignorée jusqu'au début des années 1990, date à laquelle quelques chercheurs en sciences sociales ont commencé à construire la photographie africaine en un objet scientifique qui éclaire d'un jour nouveau les dynamiques identitaires et les recompositions sociales à l'œuvre dans les sociétés africaines contemporaines.
Intervenants :
Film de Tobias Wendl (Université de Bayreuth, Iwalewa Haus) et Nancy Duplessis, 1998 : Future remembrance. Photography and Image Arts in Ghana. Durée 54', Beta-SP/VHS. Documentaire vidéo sur la photographie populaire au Ghana et les relations qu'elle entretient avec les arts plastiques contemporains.
Nimis Erika (Université de Paris I), Etre photographe en Afrique de l'Ouest au XXe siècle. Portrait d'une profession.
Jean-François Werner (IRD), Le rôle de la photographie autochtone dans les dynamiques identitaires des sociétés africaines contemporaines.
Séminaire sous la direction de Philippe Jockey
Vendredi 28 mai
Au-delà de son évidente matérialité, le vestige archéologique n'advient et n'existe à l'histoire qu'à travers sa mise en image(s), que celle-ci soit graphique ou photographique. Impossible, dès lors de nier la part d'imagination qui préside à cette dernière, tout objectif que soient alors les moyens mis en œuvre.
Etudier, du XIXe siècle jusqu'à nos jours, les principales formes prises par la mise en image(s) des vestiges du passé, c'est aussi réfléchir aux principes et aux contraintes - techniques, pédagogiques mais aussi idéologiques - qui interviennent dans le processus de publication.
9h30 Philippe Jockey (Université de Provence CCJ), présentation de la journée
10h00 Sabine Jaubert (Institut National d'Histoire de l'Art), De la Collection à la Collection gravée : pratiques documentaires dans le domaine de la céramique antique au début du XIXe siècle.
10h45 Gérard Réveillac (Photographe CCJ), La photographie en archéologie : essai de définition. De l'image normative à l'image rêvée.
11h30 Lise Toutain (Doctorante CCJ), Les sculptures déliennes dans l'objectif des archéologues et des photographes, de la fin du XIXe siècle à nos jours.
14h00 Michel Bonifay, Marie-Brigitte Carre (CNRS, CCJ), Pour ou contre les dessins de céramique ? L'utilisation de l'illustration dans la publication de mobilier archéologique : le cas du mobilier.
14h45 Laurent Maggiori (Doctorant, CCJ), L'imagerie numérique au service de l'archéologie du bâti : de la création virtuelle à la compréhension des principes des techniques constructives.
15h30 Fabrizia Fauquet (Architecte, Dr en histoire), Antoinette Hesnard (CNRS, CCJ), Une expérience de création d'un musée virtuel, de l'utilisation des modèles numériques tridimensionnels acquis par scannage laser 3D.
16h15 Natacha Lubtchanski (Université de Tours), ICAR. Une base de données pour les scènes figurées de l'Italie pré-romaine.